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ANANAS VICTORIA

I. Un peu d’histoire…Ananas Victoria

Les premiers ananas proviendraient d’Amérique centrale et plus particulièrement du Paraguay, peut-être même des Caraïbes, mais on évoque aussi le Brésil. Le mot ananas viendrait d’ailleurs des indiens guaranis qui l’appelaient « naná » dont la traduction pourrait être “excellent parfum”.

C’est Christophe Colomb qui a été le premier à découvrir l’ananas, en le goûtant en Guadeloupe en 1493. C’est, à l’époque, la coutume d’accueil pour les autochtones que d’offrir des tranches d’ananas aux grands voyageurs des mers. Une manière d’apporter un peu de sucré à ceux qui ont parcouru de longs trajets dans l’eau salée. Christophe Colomb ramène donc l’ananas en Europe. Plusieurs pays tentent sa culture sans succès. Cette plante ne supporte pas les basses températures. Il faut s’y résoudre, ce sont les chaleurs tropicales qui la font bien pousser.

Les Portugais l’exportent en Inde, à Java et dans tout l’Extrême-Orient. Introduit par les Hollandais à l’île Maurice en 1606, il arrive à La Réunion en 1668. L’ananas adore cette île, la plante y retrouve son climat tropical d’origine. Au coeur de l’océan indien, sur des terres volcaniques au sol riche et fertile, l’ananas devient le roi des fruits. Ou plutôt, la Reine (on hésite) car on le baptise Ananas Victoria ou Queen, en hommage à la Reine d’Angleterre qui en raffolait. L’ananas Victoria porte toutefois bien son nom, car avec sa couronne sur la tête et sa couleur dorée, il a vraiment quelque chose de royal ! Les espagnols l'ont nommé "pina" grâce à sa ressemblance avec la pomme de pin.

La langue anglaise a retenu cette référence et nomme ce fruit « pineapple ».

II. Production

Plante monocotylédone, l'Ananas comosus fais partie de la famille des Broméliacées qui se décline en deux groupes. Les queens, auxquels appartient l’ananas victoria, et les cayennes, comportant de gros fruits ronds, cylindriques, pesant plusieurs kilos. C’est dans ce groupe des cayennes que se situe la variété d’ananas la plus cultivée au monde et que l’on retrouve sur les étals : le maingard, ou cayenne lisse.
Avec à peine 300 hectares cultivés et quelque 16 000 tonnes d’ananas récoltées chaque année, La Réunion ne pèse guère dans le marché mondial. Les autres pays producteurs sont l’Afrique du Sud, l’île Maurice, Madagascar, Kenya et l’Australie. C’est donc sur un marché de niche que se sont ancrés les agriculteurs réunionnais pour produire ce petit ananas de grande qualité, au parfum puissant et au coeur tendre, qui a obtenu le Label rouge en 2006. Comme l’ananas victoria, le letchi de La Réunion a obtenu en décembre 2012 le prestigieux label rouge, démontrant la grande qualité des productions réunionnaises.

A la Réunion, l’ananas Queen Victoria est le premier fruit produit en valeur et en quantités exportées, avec 16 000 tonnes produites et 1 600 tonnes exportées par an. Il y est cultivé dans des conditions climatiques contrastées à l’est et au sud de l’île, à une altitude de 0 à 900 mètres et avec une pluviométrie annuelle de 500 à 5 000 millimètres, et selon différentes pratiques d’irrigation et de fertilisation. Dans ces conditions, la durée de son
cycle, son rendement et, surtout, la qualité de ses fruits sont très variables, et les producteurs ont du mal à ajuster leurs pratiques et à anticiper la qualité des fruits qu’ils récoltent.
A terme, la filière envisage un doublement de la production sur le marché de l’export, de 1540 en 2014 à 3000 tonnes en 2020. Mais, ce développement des exportations de fruits réunionnais est aujourd’hui handicapé par la concurrence d’ananas tropicaux provenant des
pays de la zone (Afrique du Sud, Maurice, Madagascar) et par le coût du fret. Pour faire face à cette concurrence, le Département de La Réunion a récemment décidé de relancer la filière. Répondant à la sollicitation des acteurs de la filière, la collectivité a décidé la mise en place de 200 à 250 ha supplémentaires d’ici 3 ans pour cultiver ce fruit. Plus de dix ans après son Label Rouge et pour continuer à marquer sa différence, la
démarche de la production d’ananas Bio a été lancée. Une demande qui concerne à la fois le marché local frais/transformé, la restauration collective et le marché export. Un besoin estimé à plus de 800 tonnes, soit 8% de la production en ananas du Département.
Le succès de l’ananas victoria réunionnaise s’explique par le positionnement « haut de gamme » de ce produit sur les différents marchés pour se différencier et concurrencer d’autres produits importés par avion.
Cette plante vivace nécessite un climat tropical pour concentrer ses sucres :

  •  un bon ensoleillement
  •  une température de 25 à 30°C
  •  un peu d’eau lui sont nécessaires

Ce fruit exotique tropical ne pousse pas sur un arbre comme pourrait le croire certains, mais en buisson qui produit son fruit à la base de ses longues feuilles charnues et épineuses selon la variété. Au ras du sol, la plantation se fait par rejets obtenus sur le pied mère de la récolte précédente. La plante se développe selon un cycle particulièrement lent : quatorze à vingt mois sont nécessaires entre la plantation et la récolte des fruits, et les plantations
s’échelonnent toute l’année, comme les récoltes. Cependant, la saison optimale de production reste l’hiver.
À lui seul, le critère du coloris s’avère aussi trompeur : l’ananas peut être vert et le fruit mûr à point… Quand on l’achète, mieux vaut encore se fier à son parfum, toujours présent sur un fruit bien sucré !
Chaque ananas est récolté à la main (gantée, pour éviter la morsure des piquants !), et son pédoncule cassé d’un coup sec. La manipulation du fruit cueilli, fort fragile, se fait avec délicatesse. Acheminé en station de conditionnement, chaque ananas sera contrôlé, nettoyé des bractées encore présentes à la base du fruit et le pédoncule proprement retaillé.

coupe ananasIII. Dégustation

En bouche, l’ananas Victoria possède une chair juteuse et tendre, sucrée, légèrement acidulée. Une couronne bien verte, hérissée de piquants, une allure assez svelte, un petit poids entre 500 g et 1 kg, une chair jaune foncée et sucrée. Tout se mange dans le Victoria, même le coeur, c’est d’ailleurs le meilleur d’entre toutes les variétés.
L'ananas Victoria est le plus sucré (et petit) de tous les ananas. Seuls les yeux (petits ronds marrons présents après avoir coupé la peau de l’ananas) sont à retirer car très amères.
On le conservera ainsi chez soi deux à trois jours à température ambiante, avant de déguster sa chair. C’est un fruit fragile qui doit être consommé rapidement. Il peut être exceptionnellement conservé au réfrigérateur mais, en dessous de 10°C, sa qualité gustative sera sensiblement affectée.
Il peut se déguster en dessert (sorbets, jus, confiture, gâteau, salade de fruits...), dans les chutneys, les caris de viande (blanche, gibier) ou de poisson (rougail à l’ananas avec un cari de poisson), crustacés, dans les samoussas, dans les punchs, dans les cocktails...


Les vertus de l'ananas :

  •  Amélioration de la circulation sanguine.
  • Régularise l'intestin, riche en cellulose la pulpe régularise l'intestin.
  • Digestive : Les enzymes protéolytiques comme la broméline contenues dans l'ananas digèrent les protéines. Ce sont d'excellents agents pour scinder les molécules
  • protéiques des viandes et l'amidon des féculents dont la fermentation déclenche des troubles digestifs tels des gaz, des ballonnements, des lourdeurs stomacales, etc...
  • Anti-inflammatoire : De nombreux physiciens et chiropraticiens affirment que la broméline contenue dans l'ananas est excellente pour diminuer les tendinites, les
  • muscles douloureux, les inflammations des tissus causés par le sport.
  • Riche en vitamine C, le Victoria apporte aussi du fer, du calcium, du magnésium, phosphore, vitamines A, B et E

Retrouvez L'Ananas Victoria dans notre recette: